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Vivre un deuil d’emploi avec plus de zénitude

par Isabelle Dumas le 29 décembre 2017 Aucun commentaire

 

Un changement d’emploi, volontaire ou non, implique un processus de deuil et ce, pour diverses raisons : baisse de revenu, abandon du statut relié à l’emploi, bris du sentiment d’appartenance, fin des relations interpersonnelles, etc. À la base, un deuil requiert du temps. Chacun de nous a probablement vécu une situation difficile, où avec le temps, celle-ci s’est atténuée et même parfois, s’est dissout n’est-ce pas? Cependant, pour s’aider à passer au travers le deuil (d’emploi ou autre), voici quatre pratiques à mettre en place.

Il y a toutes sortes de situations qui peuvent nous amener à vivre un deuil. À chaque changement et/ou décision, il y a des gains et des pertes. L’IMPORTANCE ACCORDÉE AUX PERTES VÉCUES INFLUENCERA LA PORTÉE DU DEUIL SUR L’INDIVIDU. Néanmoins, le temps permettra de relativiser l’objet du deuil et le cheminement qu’un individu se permettra de vivre aussi. En fait, vivre son deuil c’est le porter en soi, discuter avec des gens en qui nous avons confiance et/ou avec un professionnel et surtout accepter qu’il soit là sans l’enfouir et l’étourdir. Comme promis, voici quelques trucs pour mieux vivre un deuil.

1. ACCEPTER DE VIVRE SON DEUIL

Accepter le deuil, ça ne veut pas dire se résigner à perdre ce que l’on perd. C’est plutôt de s’ouvrir et d’accueillir simplement les émotions qui m’habitent. Reconnaître ses émotions (peine, blessures, peur, ennui, colère, etc.) et admettre qu’elles fassent partie de vous comme si vous aviez mal physiquement. En fait, si vous aviez mal au cœur, vous analyseriez quand ça se produit et ce que vous avez mangé. Vous seriez à l’écoute de votre corps et attentif aux symptômes physiques n’est-ce pas? Un deuil c’est plus abstrait mais le principe est semblable. Vivre ses émotions reliées à ce processus d’adaptation (colère, tristesse, l’ennui, etc.) permet d’intérioriser et de se réorganiser progressivement. Une partie de l’évolution de ce processus se fait souvent à notre insu. Dans le cas où nous cherchons plutôt à enfouir ou à étourdir nos émotions, elles demeurent stockées à l’intérieur de nous et peuvent apporter des problèmes dans notre vie, dans nos relations ainsi que sur le plan de votre santé physique.Se laisser mijoter

2. SE LAISSER MIJOTER

Se laisser mijoter comme une bonne sauce à spaghetti, c’est-à-dire être à l’écoute de notre cœur et de notre corps et profiter de cette période créatrice. Évidemment, cette période peut créer des angoisses et un mal-être temporaire. Elle peut faire remonter de vieux deuils non résolus. Toutefois, elle permet de vivre une période créatrice riche en apprentissage. Pendant que ça brasse intérieurement, une grande quantité d’informations surgit en nous concernant nos besoins et nos désirs. Cette précieuse période peut nous entraîner vers une remise en question et nous amener à revoir nos valeurs, nos priorités, nos limites, etc. En conséquence, cet exercice peut déclencher ou renforcer notre besoin d’effectuer les changements nécessaires pour mener une vie plus satisfaisante.

3. NOTER SES RÉFLEXIONS, DISCUTER, MÉDITER

Pendant ce temps, je vous invite à vous questionner et à noter vos réponses et vos réflexions.

Il est très bénéfique d’écrire dans ce type de processus. Cela permet de ventiler, de clarifier vos idées et votre esprit et d’alléger du même coup votre corps.

Voici des exemples de questions à vous poser :

« Qu’est-ce que ça touche en moi exactement de perdre (ou de quitter) mon travail ? Et pourquoi? »

« Qu’est-ce que ça m’apportait au juste dans ma vie? »

« Malgré le fait que je perds cet emploi (ou cet aspect de mon emploi), qu’est-ce que je gagne en contrepartie? »

« Qu’est-ce que mes petites voix intérieures me disent par rapport à cette perte? »

« D’où viennent ces petites voix? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui m’a déjà dit ça? »

« Comment je me sens intérieurement et physiquement? »

« Est-ce que je résiste à quelque chose? Si oui, à quoi je résiste? »

Aussi, discuter avec des personnes de confiance peut vous aider à éclaircir votre pensée et à voir les choses autrement que celles que vous connaissez déjà. Puis, la méditation peut être sans aucun doute un outil contribuant à cette démarche de réflexion, d’attention et d’observation.

4. AU LIEU DE RÉSISTER, SE CONCENTRER SUR SON ÉVOLUTION

Je vous suggère aussi, et particulièrement, à entraîner votre perception (vos pensées et vos croyances) face à la situation. À prendre conscience que c’est simplement la vie qui nous amène à mûrir, à cheminer, à évoluer. C’est aussi de se concentrer sur les avantages de la situation vécue. Par exemple, la fin de plusieurs frustrations, de contacts avec un mauvais gestionnaire, etc.

Nous savons tous que la vie ce sont des hauts et des bas. Plus nous acceptons ce fait et plus la vie est simple. Elle est plus simple puisqu’au lieu d’y voir des embûches et de résister, nous pouvons y voir des moments pour apprendre, grandir et nous épanouir. Gardez en tête que la vie sans obstacle serait stagnante et sans goût. Malgré le fait que la souffrance est réelle, ces événements sont là pour nous permettre de poursuivre notre évolution.

Suite à cette phase réflexive et de prise de conscience, il serait à votre avantage de profiter des apprentissages pour faire quelques modifications dans votre vie afin de vivre une vie plus cohérente avec qui vous êtes vraiment. Évidemment, nos mécanismes de défense (peur, stress, angoisse, etc.) se pointeront spontanément le bout du nez. La nouveauté et l’inconnu occasionnent généralement ces réactions chez les humains et c’est normal.

Enfin, sachez que guérir d’un deuil ça ne veut pas dire que la perte ne vous affecte plus. Cela veut plutôt dire que son impact est moins important dans votre vie, que la souffrance prend moins de place en vous et que vous arrivez à mieux gérer les émotions reliées à ce deuil.

 « Chaque grande difficulté porte en elle sa propre solution. Elle nous oblige à changer notre façon de penser afin de la trouver » de Niels Bohr.

Bonne réflexion!

Isabelle Dumas, Conseillère d’orientation

 

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